Le corps féminin : une merveille

Beaucoup s’accordent sur ce point : le corps féminin est une merveille. Mystérieux, attractif, attachant, et je laisse chacun continuer. 

Mes camarades de collège voulaient paraître plus malins que les autres. L’un d’eux disait : « l’amour c’est le contact de deux épidermes ». Horreur, phrase mutilante et dégradante. Dégrader le corps, c’est haïr la beauté de la création. Voilà un crime qui peut nous détruire profondément. Le corps féminin, chacun peut le ressentir, ce n’est pas de la matière, ce n’est pas de la peau ni des organes. C’est beaucoup plus. Personne ne peut clore cette question.

D’abord, c’est une force d’attraction. Il attire les regards, fait frissonner les émotions, fait jaillir les rêves, et surtout il montre l’esprit qui anime les choses et les corps. Merveille pour les artistes, les sculpteurs, les peintres, les poètes, merveille pour les étudiants en anatomie. Qui donc a conçu autant d’harmonie et de complexité, autant de mouvement et de possibilités, autant de rêve dans de la chair ? Le hasard ? Je n’y crois pas.

Le corps féminin, c’est un corps, siège de l’intelligence, de la volonté, de la liberté, de la vie. C’est aussi l’identité de la femme, le condensé de ce qu’elle est, la partie visible des immensités qui résident en elle. Un regard, un mouvement de cou, un chant, une danse, un vêtement choisi, une simple manière de poser une écharpe, et voilà le cœur qui est enchanté. Et puis le corps qui prend de l’âge, qui vieillit, c’est la force, la solidité, l’équilibre, la durée. 

Dans la relation de couple, le corps féminin est aussi l’instrument de la relation de deux personnes pour en faire une seule, avec son exclusivité, ses secrets, son intimité, la possibilité du don, le protocole du respect mutuel. Bien au-delà de ce que voient les yeux, seul le cœur peut en ressentir et percevoir la richesse. Dans le corps de l’autre, il y a le don total du monde, il y a les étoiles. 

Le corps féminin : synonyme de tendresse

Le corps féminin pour moi c’est aussi la tendresse, c’est la force des passions, la douceur de la paix domestique, l’engagement marqué et exclusif d’une personne envers une autre personne.

Souvent je me suis demandé pourquoi les femmes aiment tant qu’on leur offre des fleurs. Je ne crois pas que la beauté des fleurs suffise à expliquer cela. Je pense que la fleur est en résonance avec toute la vie qui anime la nature. Offrir des fleurs à sa femme, c’est lui montrer qu’on est sensible à cette résonance, qu’on la reçoit dans cette dimension. Elle est l’appel à la vie.

La plus belle image que je puisse en donner est celle que vivent chaque jour médecins et sages-femmes autour des parents : une nouvelle vie fragile issue du corps féminin, ses cris où se mêlent victoire, joie, angoisse et énergie vitale. La mère regarde le père et lui signifie : « tu es le père ». Le père regarde la mère et lui dit « tu m’as fait père ». Les deux regardent l’enfant et lui disent : « à toi, maintenant, de vivre en plénitude, nous t’aiderons ». Je suis passé par là, en tant que bébé, puis en tant que père et époux amoureux. Et cette vision fait suite à d’autres images innombrables de merveilleuses rencontres d’amour.

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